29 novembre 2020

Et pour les morts au loin, on fait quoi ?

Il y a beaucoup de choses et beaucoup de situations qu’on peut résoudre sans la contrainte d’avancer de l’argent sauf la mort. On ne peut pas mourir à crédit et moins encore être rapatrié de loin vers son pays si l’on ne s’acquitte pas de frais d’obsèques. C’est le cas dans toutes les situations des gens qui n’ont pas contracté de leur vivant un contrat d’obsèques avec une option rapatriement. Oui nous le savons le Ministère comme la Fondation Hassan II apportent leur concours dans toutes les situations pour lesquelles elles sont saisies et c’est une bonne chose que nous soyons présents dans ces moments douloureux.
Deux problèmes subsistent néanmoins :
1) Les sociétés de pompes funèbres rechignent systématiquement à faire l’avance des frais,
2) Le temps d’attente souvent trop long que durent les instructions des demandes avant d’obtenir l’accord de rapatriement vers le Maroc.
Ces deux facteurs nourrissement involontairement toutes ces pratiques condamnables d’escroquerie que l’on rencontre ici ou là, organisées par des rapaces qui se promènent avec un drap blanc symbole d’un linceul et sollicitent la générosité naïve de nos concitoyens.
Une solution pratique nous paraît possible à exploiter. Pourquoi ne pas réfléchir à une convention entre les institutions marocaines et les banques marocaines qui se trouvent à l’étranger pour qu’elles s’acquittent de ces frais sur place et se fassent rembourser par la suite par les institutions marocaines.